Pétra,
du grec πέτρα,"pierre".
Trois jours à Pétra, un des sites les plus visités du Proche-Orient. Les fameux "incontournables".
Je n'arrive pas à photographier les lieux touristiques. Je méprise la touriste que je suis.
Curiosité ou voyeurisme ? Faut-il justifier le motif d'un voyage pour le rendre légitime ?
Prendre le contre-pied ?
Le touriste c'est toujours l'autre.
Piétinée par les visiteurs et fragilisée par des infrastructures inadaptées, « Petra Park » m’apparaît comme une sombre farce. Les Bédouins mettent leur culture à profit pour donner un aspect plus traditionnel au site. Correspondre à l'idée préconçue des visiteurs, à leurs fantasmes, et devenir ainsi des curiosités vivantes. Des allégories de l'exotisme.
Les hommes font courir leurs chevaux à tombeau ouvert dans le Sîq, défilé étroit et sinueux. Les ânes portent des touristes souvent bien trop lourds, et grimpent à coups de chaînes les 900 marches qui mènent au monastère.
Trois jours d'aversion pour les hommes. Trois jours de compassion pour les bêtes de somme. Je cherche le sens de ma présence ici.
Une Française en voyage dans les anciens mandats britanniques.
J’ai ramené des cartes postales.