REPORTAGE : 17 Tishreen - Lebanon uprising

19 photographies - 21 octobre 2019

Octobre 2019, tous les médias ont les yeux rivés sur le Liban, où le pays s'embrase et demande des comptes à ses dirigeants corrompus. Les Libanais.e.s sont dans la rue, par centaines de milliers. Ne leur parlez pas de la taxe WhatsApp, ce n'est qu'un déclencheur. Le feu couve depuis des mois. En finir avec ce système mafieux et corrompu, avec cette double facture d'électricité (une pour l’État, une pour les générateurs privés), avec ces pénuries incessantes, le manque d'infrastructures, les inégalités croissantes, etc.
Des gens de tous âges, toutes classes sociales et confessions confondues occupent le centre-ville de Beyrouth. Des groupes s'organisent, écrivent ensemble les demandes de la population, continuent de faire pression sur le gouvernement, même après la démission du premier ministre Hariri, pour obtenir un renouvellement intégral de la classe politique.
Mais dès les premières semaines, les partis politiques s’invitent dans la foule et tentent de récupérer le mouvement. Le Hezbollah en la personne de Hassan Nasrallah appelle à ne plus rejoindre le soulèvement, et avec le soutien du mouvement Amal, Multiplie les attaques sur les groupes de manifestants.
Chacun agite son drapeau, et avec lui, le spectre des années de guerre civile. Le révolte perd de sa force, tandis que la répression s'intensifie - les LDB (lanceur de balles de défense) et les gaz lacrymogènes sont livrés par la France.
Ce soulèvement populaire, cette révolution - la Thawra en arabe ثورة - reste dans les mémoires comme l’espoir d’un Liban nouveau. Mais comment continuer la lutte contre les classes dirigeantes dans ce contexte de post-guerre civile propre au Liban et à son histoire complexe ? À l’avenir, quels rôles vont jouer les groupes d'opposition qui sont nés en octobre 2019 ?

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